Bouger librementDéfis d'enfants

4 pistes à tester avec les enfants qui bougent tout le temps

Pistes pour enfant agité

Votre enfant remue toute la journée et vous n’en pouvez plus ! Vous aimeriez bien l’avoir, le remède magique à l’agitation (parfois étiquetée aussi hyperactivité ou TDA-H) !

 » Pourquoi ce trop-plein ? C’est normal de gigoter autant ? « 

Aujourd’hui, je vous invite, sous forme de questions, à explorer quelques pistes.

Un premier constat : il est dans notre nature de bouger, le mouvement c’est la vie !

Rien de plus normal pour un bébé de rencontrer le monde en roulant, grimpant, crapahutant… ce besoin de mouvement reste vivace dans l’enfance et à l’âge adulte.

Certes, avec le temps la capacité à rester calme augmente.

Rester tranquille et tenir en place sur sa chaise sont des apprentissages qu’on ne peut acquérir que si l’on a, au préalable, suffisamment bougé : en faisant les choses dans l’ordre, ce sera plus facile !

Les questions à se poser :

1. Mon enfant a-t-il besoin de bouger pour apprendre et se concentrer ?

Adultes, on trouve logique qu’être attentif et concentré implique de rester assis sans gigoter .

Oui mais, renversons cette évidence un instant.

Est-ce que mon enfant n’a pas en fait pour apprendre, besoin de bouger, de faire par lui-même ? est-ce que s’activer n’est pas pour lui une façon de réveiller son cerveau, de se stimuler les neurones, et de ce fait d’apprendre mieux ?

D’ailleurs moi, quand je perds mon attention lors d’une longue réunion ou que je me déconcentre au travail, qu’est-ce que je fais pour me réveiller et rester présent à ce que je fais ? Je change de position de plus en plus souvent, et quand ça ne suffit plus, je me lève, je sors prendre l’air.

–> à tester : le gros ballon de gymnastique (comme pour la préparation à l’accouchement ou les cours de Pilates) sur lequel on s’assoit pendant les devoirs.

Ce ne sera pas forcément possible d’apporter ça à l’école. On peut alors utiliser un coussin d’air plat en caoutchouc, qui crée du déséquilibre dans le bassin et incite les muscles de la posture à jouer en permanence avec le déséquilibre.

Résultat : le corps est en mouvement, ce qui communique des sensations au système nerveux central et éveille le cortex !

2. A-t-il-elle eu sa dose de mouvement aujourd’hui ?

A-t-il-elle pu éprouver sa force physique, apprendre par la kinesthésie (le sens du mouvement), explorer l’espace, savourer la vie par le biais gestuel et kinesthésique ?

L’enfant devrait bouger au moins 60 minutes par jour (recommandations OMS). C’est encore mieux en extérieur.

Or aujourd’hui, dans les villes, l’espace des cours de récréations, combinés au rythme école/maison/devoirs/bain/dodo ne laisse guère le loisir de se défouler autant.

Pas étonnant que l’enfant soit si agité.

Enfants jouant avec un jet d'eau

3. Et si bouger était pour lui-elle une façon de gérer la saturation ?

Du stress tous azimuts toute la journée. Tous les flux sensoriels des petits et des grands sont mis à l’épreuve !

Trop de bruit. Trop d’heures devant les écrans. Trop de lumières artificielles. Trop de nourriture industrielle (je ne me ferai pas d’amis ici mais les bonbons, les sodas, le glutamate créent un état d’excitation, de dépendance et d’irritation très néfastes pour un jeune cerveau).

Le soir, ça explose, et ça sort en agitation, en émotions, parce que l’enfant ne peut mettre des mots sur les tensions qui l’habitent.

À nous adultes, de lui prodiguer un environnement dépollué qui évite de rajouter à la surstimulation du monde contemporain, et qui l’aide à se décharger de ce trop plein de stimulations.

Si on lui offrait du calme ? Des écrans éteints. Des lumières basses.

Un moment d’écoute et de parole pour évacuer verbalement les soucis de la journée.

Un massage ou un câlin rassurant.

 

4. Cherche-t-il en gigotant autant, à compléter des étapes de développement ?

Toutes les situations ci-dessus ont été essayées. Mais il bouge encore autant et ça vous donne le tournis à vous aussi !

Dans certains cas vraiment, l’enfant n’a pas le choix.

Dans l’optique du développement sensori-moteur et de l’intégration des réflexes, j’ai quelques questions pour vous :

Bébé, a-t-il passé du temps dans une coque ou un transat ?

A-t-il passé du temps au sol, en mode « motricité libre » ?

A-t-il facilement, et par lui-même, trouvé les chemins pour rouler, s’asseoir, ramper, marcher à quatre pattes ?

En somme, a-t-il eu de nombreuses occasions pour s’éprouver dans le geste et apprivoiser progressivement ses facultés motrices, de sorte que les réflexes archaïques s’intègrent pour laisser la place à une motricité volontaire ?

Bambin dans une bassine qui lance de l'eau

Dans ce cas, son agitation peut venir du fait que des réflexes sont actifs en lui et continuent à lui parasiter l’existence !

Si c’est cela, bonne nouvelle, car ce n’est pas irréversible : des mouvements simples, à faire chaque jour pendant quelques mois, aident le corps à poursuivre son chemin et l’enfant à s’épanouir.

Commencez ces 3 activités idéales pour se poser, décharger un excédent d’énergie et réguler tonus et attention.

 

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