Mis à jour avril 2026.
Voici ce que j’entends le plus quand j’accompagne des désencombrements, et voici mes réponses :
1. C’est du gâchis
=> Si tu ne t’en sers pas, et que ça reste chez toi quand même, inerte, stagnant, c’est ça qui est du gâchis. Tu veux mettre fin au gâchis ? Donne à des gens qui en feront un réel usage !
2. C’est pas écolo
=> Pardon si je choque quelqu’un, mais ce qui n’est pas écolo c’est d’acheter à foison des objets qu’on a déjà en double et de changer de garde-robe à chaque demi-saison ! Une fois que c’est acheté, c’est trop tard. Que ça stagne chez toi sans servir à personne ne rachètera pas ton empreinte carbone. Pour faire un geste écolo : remets en circulation, donne à des assos qui redistribueront, et achète le plus possible en seconde main.
3. Ça a de la valeur
=> Ça a peut-être coûté cher. Pas sûr que ça ait encore de la valeur puisque la plupart des objets se dévaluent (sauf si tu possèdes la guitare de Mick Jagger). En tous cas, garder l’objet s’il ne te sert ou ne te plaît plus, n’a en soi aucune valeur et n’abonde en rien sur ton compte en banque! S’il a vraiment de la valeur, tu peux toujours le revendre.
4. C’est un cadeau
=> Si tu éprouves de l’amour ou de la joie en étant au contact de ce cadeau au quotidien, c’est merveilleux. Mais si ce n’est plus le cas, ne t’enferme pas dans la loyauté. Le cadeau vit au moment où il est offert. Ce donner et recevoir, cet échange entre deux êtres, c’est là que le cadeau joue le plus brillamment son rôle. Si finalement tu ne sens pas qu’il est pour toi, tu peux remercier pour l’intention, puis le remettre en circulation.
5. Ça peut encore servir
=> OK, quand exactement ? N’as-tu rien chez toi qui remplisse la même fonction ? Et pourquoi à ce jour tu ne t’en sers pas ? Parce que les ustensiles de cuisine en triple, on les connaît hein 😉
6. C’est cassé, mais… ça peut se réparer !?
=> La réparation, 100 fois pour ! Mais alors, si tu es décidé·e à faire cette réparation, note dans ton agenda quand tu vas le réparer, et/ou par qui. Et fais-le vraiment. Si ça fait 5 ans que c’est à réparer, il est peut-être temps d’admettre que tu ne le feras jamais ?
7. Je ne l’ai mis qu’une fois
=> Et pour quelle raison ne l’as-tu mis qu’une fois ? Si c’est une erreur de taille, de style, ou que tu ne te sens pas bien dedans, quel est l’intérêt de l’avoir sous les yeux pour te rappeler sans cesse ton erreur ?
8. Quelqu’un a passé du temps à écrire ce livre, coudre cette jupe, façonner ce vase… je dois respecter ce travail
La personne qui a écrit ce livre ou cette œuvre, a déjà accompli sa mission en achevant son œuvre. Tu l’as reçue, appréciée, l’œuvre a atteint son but. Fais-la circuler pour qu’elle touche d’autres cœurs, c’est la meilleure façon de lui rendre hommage. Si tu veux exprimer de l’appréciation à cet·te auteur·rice, artiste, écris-lui, dis-lui si c’est possible. Mais le garder s’il ne sert plus n’apportera rien de plus à sa·son créateur·ice.
9. Ça me vient de mon père/ma mère/mon grand-père/mon arrière grand mère (rayer les mentions inutiles)
=> La valeur affective a son importance. Mais ton lieu de vie n’est pas censé faire office de musée de la vie de tes ancêtres. Alors, si tel service en porcelaine de ton arrière grand-mère te procure du plaisir et que tu t’en sers, garde-le bien sûr! Mais garde seulement ce que tu as joie à côtoyer. Autre option : offre-leur une place dans ta boîte à souvenirs !
10. Je pourrais en avoir besoin dans telle ou telle circonstance
=> Dans quelles circonstances précises ? Quand était la dernière fois que ces circonstances se sont présentées ? Pour rappel, si les circonstances se présentent, tu pourras retrouver un objet similaire.
Est-ce que ça t’arrive toi aussi d’être traversé·e par une de ces pensées quand tu essaies de donner/jeter ?
Si tu suis ces raisonnements, tu vas forcément ressentir de la culpabilité, de la peine, ou encore du remords… et ça va complètement te bloquer dans ton tri !
D’où l’importance de déconstruire ta pensée.
–> Dans cet article, on décortique l’effet de ce que tu penses, sur ce que tu ressens, puis sur ce que tu fais.
La prochaine fois que ton raisonnement t’empêche de désencombrer, fais ceci :
- Repère que ce que tu penses n’est qu’une pensée… et pas LA réalité
- Note la sur un carnet
- Réponds à la question : Et alors : en quoi est-ce que garder cet objet va résoudre le problème ?
Réponds-y non pas en mode auto-critique (tu sais, quand tu mets le sous-titre « t’es con ou quoi »).
Mais en demandant vraiment à la partie de ton cerveau qui te donne cet argument, de dérouler le fond de sa pensée. Sans le laisser se dérober. - Prends une vraie décision par rapport à cet objet

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