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Déficit d’attention : pourquoi les réflexes peuvent tout changer ?

Que c’est dur d’arriver à faire se concentrer un enfant agité !

Par moments, on dirait qu’il fait exprès de rêvasser, de se lever quand il faut rester assis, de ne pas écouter quand on lui parle.

Je vais vous faire une révélation, issue de mes observations et de mon expérience : il-elle ne le fait pas exprès.

S’il-elle avait, à un instant T, les moyens de retenir son poème en 5 minutes et de penser à prendre ses affaires de sport, il-elle le ferait.

Alors qu’est-ce qui coince, dites-moi ?

Explications…

 

La concentration, c’est l’aboutissement d’un processus complexe

Réussir à se concentrer est la cerise sur le gâteau d’une recette aussi simple qu’exigeante en soins et en temps.

Les bases de cette recette ?

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En attendant, nous allons parler d’un ingrédient unique de la recette de la concentration.

Irremplaçable, même.

Il doit être introduit dans la recette dès le début, c’est à dire durant le développement moteur précoce. J’ai nommé les réflexes !

 

Les réflexes, qu’est-ce que c’est ?

Archaïque ou primitif, le réflexe est un mouvement automatique qui fait partie du bagage avec lequel on vient au monde.

Il est là pour permettre la naissance, et pour assurer la survie durant les premiers mois : téter, s’aggripper, réagir à la surprise etc.

Au tout début de la vie, la motricité fonctionne principalement sur la base des réflexes : le poing du nourrisson se serre quand on met le doigt dans la paume, il sursaute quand il y a un bruit, ses bras et ses jambes se tendent et se plient selon les mouvements de sa tête, etc.

Ce ne sont pas des (ré)actions qu’il a décidées.

La possibilité de décider de ses mouvements lui viendra au fil des semaines et des mois.

Parce qu’il essaie tous les jours, il acquiert de la maîtrise sur ses postures (la tête d’abord) et déplacements (rouler, ramper…), réussit à attraper les jouets qui l’intéressent et à les manier.

 

main petit enfant xylophone

 

À mesure que le bébé devient de plus en plus actif, volontaire et précis dans ses gestes, ses réflexes primitifs (très actifs au début) disparaissent progressivement (on appelle ça l’intégration).

Atténuation des automatismes archaïques, construction d’une motricité plus maîtrisée et volontaire.

Sur le socle de cette maîtrise motrice-là, s’élaborent les aptitudes à apprivoiser ses réactions émotionnelles et ensuite cognitives.

Cette grande vague de développement donne le temps au cerveau de maturer, de prendre la pleine possession de ses fonctions, jusqu’à atteindre la capacité à se concentrer pour des plages de temps de plus en plus longues.

 

Parfois, le processus de maturation est freiné

Dans certains cas (naissance difficile ou par césarienne, de difficultés ou d’un manque de mouvement dans la première année de la vie), le réflexe au lieu de s’intégrer, reste actif.

Ce qui était une aide à un moment commence à devenir une entrave. On ne peut pas passer à l’étape où on est maître de soi.

Au lieu d’être dans l’ombre, le réflexe est très présent et continue de se déclencher, qu’on le veuille ou non.
Ce n’est pas sans conséquences.

En permanence, l’enfant doit lutter pour compenser un automatisme, avec un coût supplémentaire en termes d’énergie.

Il-elle se retrouve avec une kirielle de difficultés incontrôlables.

 

Quel type de troubles cela entraîne ?

Prenons l’exemple du réflexe de Galant.
Avec ce réflexe, dès que la peau de part et d’autre de la colonne lombaire sont touchés, le bas du dos ondule d’un côté ou de l’autre.

Ce mouvement est bien utile au bébé pour s’extirper de la filière pelvienne lors de la naissance.

C’est aussi grâce à toutes les fois où le Galant aura été stimulé que la tonicité du bas du dos se renforce et ce faisant, que se met en place la posture et la concentration.

Mais ensuite, il faut qu’il s’intègre. Car s’il reste trop actif, il reste une hypersensibilité de la région lombaire.

Conséquences : l’enfant est gêné par ses vêtements, étiquettes, dos de chaise, ou alors il est juste agité de l’intérieur et se tortille sur sa chaise sans réussir à rester tranquille.
Sa concentration en pâtit, c’est évident.

Et nous avons beaucoup de réflexes, pas seulement le Galant !

 

 

Voici quelques réflexes primitifs qui peuvent être en cause quand la concentration pose problème.

Pour vous faire une idée, regardez les difficultés qu’ils provoquent, en plus du déficit d’attention :

 

Si en plus des difficultés détention et de concentration, il y a...On pensera plutôt à ce réflexe...
posture voûtée, manque de tonusréflexe tonique labyrinthique (RTL)
grande agitation et/ou difficultés de mémorisationGalant
immaturité émotionnelle, sensibilité sensorielle, fatigabilitéMoro
difficultés à apprendre à lire, écrire, compter, à faire des mouvements croisésréflexe tonique asymétrique du cou (RTAC)
posture assise instable, lenteur pour recopier, incompréhension de ce qui est luréflexe tonique symétrique du cou (RTSC)

Ce tableau très simplifié ne prétend ni être exhaustif, ni faire office de diagnostic.

Mais vous saisissez l’esprit et le type de conséquences qu’un réflexe non intégré peut avoir, n’est-ce pas ?

Pour plus de précision, il y a bien sûr des tests physico-pratiques : en effectuant des actions simples, on décrypte si la personne réagit avec maîtrise et précision, ou si elle est en mode automatique.

Si elle est en réaction réflexe, on passe alors à l’intégration !

Car heureusement, le cerveau est plastique, il peut apprendre et se brancher et se reformer à tout âge.

Grâce à des mouvements simples effectués quelques minutes seulement chaque jour, on apprend au réflexe à lâcher du lest, au cortex moteur à prendre le contrôle des gestes, et on aide le cerveau à mettre en place tout ce dont il a besoin pour se concentrer sans effort.

Résultat ?

  • une meilleure compréhension des causes des difficultés (ce qui réduit déjà considérablement le stress),
  • un enfant plus présent à qui on a moins besoin de répéter les consignes
  • une mémorisation plus efficace et plus rapide : autant de temps gagné sur l’apprentissage des leçons
  • un enfant qui prend goût à faire des efforts pour apprendre… car les idées complexes lui deviennent plus accessibles
  • un ado qui retrouve du sens à aller en cours et peut se projeter dans son avenir
  • et vous parents qui reprenez confiance dans son avenir

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