L’envie irrépressible de s’acheter quelque chose, de fumer, de manger un truc…
Tu connais ?
🙄
On se juge tellement pour ça.
Comme si ces actions « incontrôlables » disaient quelque chose de mauvais de nous, en révélant une forme de faiblesse ou de manque de volonté.
Et pourtant.
Que nous apprennent vraiment ces compulsions?
Si on ne peut pas faire autrement, c’est bien qu’elles jouent un rôle.
Elles viennent combler un vide, étouffer une émotion, compenser quelque chose qui manque. En fait, non pas QUELQUE CHOSE qui manque, mais « quelqu’un ». Et ce quelqu’un n’est autre qu’une partie de nous-mêmes.
Tant que ce qui nous manque à l’intérieur n’a pas été re-trouvé et ramené à la maison, les compulsions continueront à jouer leur rôle, pour nous rendre service. Grâce à elles, le vide nous est un peu plus supportable.
En maïeusthésie on dit que, lorsqu’on vit une expérience qu’on est pas en capacité d’intégrer, la partie de nous qui vit cette expérience s’auto-coupe de notre système psychique, pour nous permettre de continuer à assurer les fonctions quotidiennes.
Et quand une partie de nous est ainsi mise à l’écart, ça crée un petit (ou grand) vide qui fragilise le système psychique. Toujours pour continuer à fonctionner, les compensations se mettent en place.
Acheter, travailler beaucoup, fumer, manger, s’entourer d’objets pour se rassurer… font partie de ces compensations.
Les compensations sont les poutres qu’on placerait pour soutenir un arbre dont une branche a été fragilisé par la tempête.
Plutôt que de lutter contre la compensation, de chercher à la corriger, (en risquant au passage de faire s’écrouler l’arbre) si on se tournait avec délicatesse vers la fragilité qu’elle cherche à protéger ?
Si on tendait l’oreille vers l’être qui, en nous, aurait besoin de venir ré-habiter le vide ?
La prochaine fois que tu te surprends au choix à :
🔲 acheter
🔲 manger sans faim
🔲 allumer une cigarette
🔲 garder des affaires dont tu n’as plus besoin
🔲 consulter tes mails pros le week-end
Demande-toi tout simplement :
🤎 Quel rôle joue cette action ?
🤎 Quelle émotion risquerait de se réveiller en moi si je ne faisais pas ça ?
🤎 Qui (= quelle part de moi), parle à travers cette émotion ?

Une fois qu’on suit le fil d’Ariane vers cette part de soi mise à l’écart, et qu’on parvient à la réhabiliter, le système se réunifie de l’intérieur. Comme si on la pièce de puzzle qui manquait reprenait sa place.
Et là seulement, la compensation cesse d’être nécessaire.
Et elle peut s’en aller d’elle-même.
Mais rien ne sert de se battre contre elle AVANT d’avoir réintégré la part de soi qui manquait.
C’est un chemin qui se fait plus facilement avec du soutien : comme une randonnée en montagne il est plus sûr de s’y aventurer avec quelqu’un qui en connait les repères.
Mais observe ce que ça change déjà, d’avoir juste cette intention de se mettre à l’écoute d’une partie de soi qui a besoin d’être vue, plutôt que de voir la compensation comme un problème à corriger, un défaut à gommer.
Si tu veux aller plus loin, tu sais où me trouver.


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