Cette partie de toi qui flippe de jeter

C’est plus fort que toi : la peur de manquer t’empêche de faire du vide chez toi.

Tout se passe comme s’il y avait en toi 2 parts, qui ont 2 évaluations diamétralement opposées de la quantité d’objets que tu es censé-e posséder.

Une part de toi rêve de cette maison ordonnée, libérée de son superflu.

Elle lit les méthodes de tri avec inspiration. Elle essaie d’appliquer les astuces anti-procrastination. Elle planifie un moment pour ça dans son agenda.

Et l’autre part de toi ne veut pas du tout d’un lieu de vie allégé.

Ce n’est pas parce qu’elle est flemmarde. 

Ce n’est pas parce qu’elle est incapable.

C’est juste que voir disparaître ses affaires la met en panique.

Ses affaires, c’est tout pour elle : un doux coussin de protection entre sa sensibilité et la violence du monde, une source de souvenirs qu’elle craindrait de perdre, une parade face à l’imprévisible, des bribes de plaisir pour les moments où tout le reste semble gris.

Les objets sont sa façon à elle de nourrir son besoin de sécurité.

Alors, face à ton projet désencombrement, ces 2 parts te tiraillent dans deux directions opposées.

L’une, celle qui veut avancer, continue à vouloir en finir avec le bazar.
L’autre, qui a besoin de sécurité, continue à repousser le moment de s’y mettre et à t’empêcher de te séparer des objets.

Elles n’arrivent pas à se mettre d’accord !

Laquelle l’emporte ?
Tu as deviné, c’est la part de toi qui flippe bien sûr ^^

Pourquoi ?

Parce que le besoin de sécurité est très archaïque, il siège dans des zones profondes et primitives du cerveau. Si tes perceptions repèrent quelque chose qui peut te mettre en danger (ici, ne « plus avoir » d’affaires), un signal d’alarme se déclenche et t’enjoint à retrouver la sécurité.

Autrement dit, à stopper net ce projet de Home Reset.

Ça veut dire que pour avancer dans le désencombrement, et pour qu’il tienne dans le temps, il est important de travailler AVEC et pas CONTRE la partie qui a besoin de SÉCURITÉ.

Car tant qu’elle ne se sentira pas en sécurité à L’INTÉRIEUR, elle ne te laissera pas jeter pour de bon.
Ou alors, tu pourras jeter mais le bazar reviendra.

Comment on fait ça ?

Tu peux commencer, crayon en main, à donner voix à cette part qui a peur de manquer.

Visualise-la assise sur un fauteuil en face de toi, et avec ouverture et douceur, demande-lui ce qui l’inquiète.

Que craint-elle qu’il se passe si tu fais le tri dans tes affaires ?

Prends note de ce qu’elle dit, en écriture automatique. Même si ça n’a pas l’air rationnel.

Toute réponse mérite ton attention.

Puis rassure-la, montre-lui que tu es en sécurité, là tout de suite maintenant.

Mettre ces éléments à plat sur du papier, c’est une première étape pour comprendre ce qui te bloquait.

Si tu sens que tu as besoin d’être accompagné·e pour effectuer cette démarche d’apaisement en profondeur, tu peux me contacter !

Deuxième point important, ne te lance pas à corps perdu dans le tri. Avance à petits pas. Par tranches de 30 minutes. Ainsi, la part qui a peur a le temps de se faire à l’idée ! (je t’offre un guide gratuit pour cela ici)

Dans mes accompagnements au désencombrement, je ne te montre pas seulement la méthode pour FAIRE en te poussant à jeter.

Je t’aide à sécuriser la part de toi qui a peur, avant de trier.

Quand tu te sens en sécurité à l’intérieur, tu n’as plus de frein pour passer à l’action. Mieux ! Faire le tri devient un jeu.


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