Comment aider les enfants à lire et écrire ?

Comment aider les enfants à lire et écrire ?

Lire et écrire : le passeport d’accès au parcours scolaire, au point qu’on y prépare les petits dès la maternelle.

Si l’enfant n’est pas prêt, il aura cependant bien du mal à apprendre la lecture et écriture. Comment pourra-t-il, en effet, maîtriser ces compétences cognitives ultra-sophistiquées s’il n’est pas encore à l’aise avec son corps et sa motricité ? Quand les fondations ne sont pas solides, tout ce qu’on essaie de construire au-dessus risque d’être bancal.

Pour lire et écrire, l’enfant a besoin d’une certaine maîtrise de son corps :

  • Posture : pouvoir tenir en place et garder la tête et le dos verticaux
  • Vue : coordination des muscles oculaires, accommodation (capacité à faire la mise au point, quand on passe d’une vision proche à une vision au loin notamment), poursuite visuelle (capacité des yeux à balayer la page et à franchir la ligne médiane), distinguer le fond et la forme sur le tableau ou sur un livre (sinon les lettres deviennent floues)
  • Coordination œil/main
  • Tonicité du bras et de l’épaule
  • Motricité fine de la main : tenir le crayon, former les lettres

Si ces compétences ne sont pas acquises, l’enfant consacre toute son énergie à compenser

Occupé à contrôler sa posture ou à gérer la force de sa main sur son stylo, il lui est pénible et laborieux de lire ou de parfaire son orthographe. Il peut se décourager et perdre confiance en lui, ce qui arrive souvent dans le cas des troubles « DYS » (dyspraxie, dyslexie,…).

Main d'enfant dans une boîte de craies

La non-intégration des réflexes est une des causes de difficultés de lecture et d’écriture

En effet, si les réflexes archaïques sont insuffisamment développés ou sont restés actifs, ils peuvent bloquer l’instauration des réflexes posturaux (ceux qui durent toute la vie) et, dès lors, parasiter l’acquisition des compétences fondatrices de la lecture et de l’écriture.

Tour d’horizon des réflexes clés pour la lecture et l’écriture

  • Réflexe tonique labyrinthique. Il impacte le maintien de la tête (s’il est actif, l’enfant a la tête lourde)
  • Réflexe de Galant. Affecte la posture, la capacité à tenir en place sur sa chaise, à se concentrer.
  • Réflexes des mains. Agrippement, Babkin, traction agissent sur le graphisme. S’ils sont actifs ou insuffisamment développés : lenteur, difficulté à former les lettres, crispation sur le crayon.
  • Réflexe tonique asymétrique du cou. Tant qu’il est actif, la communication entre les hémisphères cérébraux n’est pas optimale et l’enfant a du mal à franchir la ligne médiane. Ses yeux ne peuvent balayer tout le champ visuel. Pour pallier à ça quand il écrit, il tourne son cahier de sorte que la main n’ait jamais à franchir la ligne médiane. Le RTAC est très souvent en jeu dans les problèmes d’orthographe, de dyslexie, de lecture.
  • Réflexe tonique symétrique du cou. Il joue sur la posture (enfant affalé sur sa table), la tension des bras et des épaules, les coordinations des muscles oculaires (accommodation). Il est souvent actif chez les enfants qui font des fautes d’orthographe en recopiant au tableau.

Tous ces réflexes sont censés avoir fait leur travail pendant l’année qui suit la naissance. Dans le cas contraire, un travail ciblant leur intégration aura des effets bénéfiques sur la posture, la vue, la dextérité de la main. Et donc sur le graphisme, l’orthographe, la fluidité de lecture.

Une belle piste pour gagner du terrain sur les diagnostics « DYS » !

 

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Fermer le menu