Survie ou vie ? Retrouver du choix pour se déployer.

Survie ou vie ? Retrouver du choix pour se déployer.

C’est une de ces journées que vous vivez comme à côté de vous-même, surmontant la fatigue à coup d’adrénaline.

Vous tenez bon, mais le soir venu, vous ne savez même pas comment vous avez réussi à avoir cette conversation en gardant le sourire, tenu le coup au travail, préparé à manger, pris soin de vos enfants.

Ça s’est presque fait en automatique. En lutte, mais en automatique. Toute l’énergie dont vous disposiez, vous l’avez mise dans cette longue liste de tâches. Avec l’aide d’un café et d’un snack réconfortant.

Cette journée vous laisse vide.

Bien loin des journées les plus heureuses de votre existence. Où chaque moment a de la saveur, où vous vous sentez en connexion avec un paysage, présent-e aux autres en fluidité, absorbé-e par une activité qui nourrit votre coeur.

Peut-être même que cela fait des semaines, des mois, des années que vous ne connaissez que cela.
Vous êtes comme piégé-e dans une façon de fonctionner qui s’est activée au départ pour vous protéger. Mais qui n’arrive plus à repartir.

Le mode survie est là pour vous protéger

Le mode survie s’enclenche pour nous protéger, quand nous vivons quelque chose auquel nous ne pouvons faire face. Un traumatisme, une blessure physique ou affective, brutale ou répétée. 

Ce mécanisme vous conduit à vous couper d’une partie de vous-même et de son vécu émotionnel, et de l’envoyer se promener le plus loin possible (la distance étant à la mesure de l’intensité de ce qu’elle ressent, et de la résistance que vous opposez à être en contact avec cette émotion). 

Pour faire simple, voici quelques caractéristiques des modes VIE et SURVIE

Dans le mode survie :

  • on compense ou on s’adapte
  • on dépense beaucoup d’énergie, et parfois on en manque cruellement
  • on se bat, on fuit, on se fige
  • on est avec l’autre sur un mode séduction protection attaque
  • on vit les émotions sur le mode de la réactivité, ou on en est coupé-e
  • on s’accroche au faire ou au paraître parce qu’on a une impression chronique qu’il nous manque quelque chose

Entre la naissance et la mort, fort heureusement, nous connaissons aussi un état plus épanouissant. Plus plein qu’un petit plaisir passager, le mode « vie » peut durer des jours, des années, naître d’un cheminement thérapeutique, ou encore se révéler au fur et à mesure que vient la maturité.

Dans le mode vie :

  • on se sent plein-e et complèt-e
  • on est en contact avec notre vitalité, mais le mode vie ne coûte pas d’énergie
  • on circule librement entre l’être, le jeu, le repos, 
  • le « faire » part de l’être et pas d’un manque à combler
  • on est avec l’autre sur un mode communiquant et assertif, distinct et proche à la fois
  • on perçoit les ressentis avec sensibilité, sans qu’ils ne nous emportent

Pas de dichotomie, pas de jugement dans cette distinction entre le mode « survie » et le mode « vie » !
Il ne s’agit pas non plus d’un outil de classement des personnes : ces modes ne nous sont pas attribués à la naissance comme une étiquette, donc rien n’est figé. 

Bien sûr, certains individus ont plus de résilience que d’autres peut-être, plus de facilité à revenir à la vie après un choc. On peut passer de l’un à l’autre -et heureusement !

Connaître ces 2 modes m’aide à me repérer quand je bascule. Et puis à faire des choix qui me réorientent vers l’état où je me sens le plus à l’aise. Parce qu’après tout, la vie se cultive !


Comment s’affranchir du mode survie et cultiver le mode vie ?

  • Bien connaître vos besoins. Valider leur importance vitale !
  • Bien connaître les conditions qui, chez vous, stoppent les mécanismes de lutte/fuite/figement du système nerveux, et favorisent votre épanouissement : qu’il s’agisse de vous sentir en sécurité, d’aller à votre rythme, d’appartenir à une tribu ressourçante. 
  • Bien connaître les limites qui, quand elles sont enfreintes, vous font basculer dans l’activation, la réactivité. Apprendre à les (faire) respecter.
  • Vous créer régulièrement un espace-temps dans lequel vous allez pouvoir « traiter » le trop-plein sil y en a, digérer vos émotions, évacuer l’adrénaline et le cortisol (hormones de stress), évacuer sainement la colère. Est-ce que c’est aller en nature, bouger, méditer, cuisiner, écrire ?
  • Si vous y arrivez difficilement seul-e, trouver une oreille non-jugeante pour vous aider à y voir clair.

À vous :

En quoi ces repères vous éclairent sur vous-même ?

Quel mode est le plus familier pour vous ?

Quel mode avez-vous envie d’explorer ?

Avez-vous déjà repéré comment vous basculez dans le mode survie ?

Quel petit pas pouvez-vous prendre pour cultiver le mode qui vous fait vibrer ?

Dites-moi en commentaire !

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